Vous possédez un appartement à Paris, une villa sur la Côte d’Azur ou un terrain à l’étranger tout en étant résident fiscal en Israël ? Jusqu’à présent, la discrétion était encore possible, bien que non recommandée. Vers un Échange Automatique d’Informations Fiscales.
Ou bien vous êtes résident fiscal français et vous possédez des biens immobiliers à l’étranger — que pensez-vous du fait que le fisc français aura désormais connaissance de l’ensemble de votre patrimoine immobilier à travers le monde ?
Cependant, une véritable révolution en matière de transparence fiscale est en marche et s’apprête à bouleverser la gestion de patrimoine international.
Retrouvez notre discussion sur ce sujet en vidéo – Échange Automatique d’Informations Fiscales:
L’ère du secret bancaire est révolue, et celle du secret immobilier vit ses dernières heures. L’échange automatique d’informations, déjà en place pour les comptes financiers, va s’étendre aux biens immobiliers. Pour les contribuables ayant des liens avec Israël, anticiper cette échéance n’est plus une option, mais une nécessité absolue. Au cabinet Dray & Dray, nous décryptons pour vous cette évolution majeure et ses implications concrètes.
Le Contexte Actuel : La Norme CRS et la Fin du Secret Bancaire
Pour comprendre ce qui nous attend, il faut revenir sur une norme qui a déjà transformé le paysage fiscal mondial : le Common Reporting Standard (CRS). Mis en place sous l’égide de l’OCDE, ce protocole a instauré un échange automatique d’informations financières entre les pays signataires.
Aujourd’hui, plus de 150 juridictions, dont Israël et la France, participent activement à ce système. Concrètement, si vous êtes résident fiscal en Israël et que vous détenez un compte bancaire en France, votre banque française transmet annuellement les informations relatives à ce compte (solde, revenus d’intérêts, dividendes, etc.) à l’administration fiscale française, qui les communique ensuite automatiquement à son homologue israélienne.
Ce mécanisme a rendu la dissimulation d’avoirs financiers sur des comptes à l’étranger extrêmement difficile et risquée. Le fisc israélien dispose désormais d’une vision claire et quasi exhaustive des actifs financiers de ses résidents à travers le monde. Mais jusqu’à présent, une catégorie d’actifs échappait en grande partie à ce maillage : les biens immobiliers.
La Prochaine Étape : L’Immobilier dans le viseur de la transparence fiscale
La tendance mondiale à une transparence fiscale totale ne s’arrête pas aux portes des banques. Le modèle de l’échange automatique d’informations, qui a prouvé son efficacité, est sur le point d’être étendu aux biens immobiliers.
Selon les experts, dont Maître Gadi Alimi, avocat fiscaliste partenaire de notre cabinet, le calendrier de cette transition se dessine clairement :
* À court terme (2-3 ans) : Les structures juridiques et les accords bilatéraux seront adaptés pour inclure les données cadastrales et les informations relatives à la détention de biens immobiliers dans le champ de l’échange automatique.
* À moyen terme (environ 5 ans) : Le processus devrait être entièrement automatisé. L’administration fiscale israélienne recevra, sans même avoir à les demander, les listes des biens immobiliers détenus par ses résidents dans les pays partenaires.
Cela signifie que le fisc saura automatiquement que vous êtes propriétaire d’un bien immobilier à l’étranger, qu’il soit détenu en direct ou via une société (SCI, par exemple). L’étau se resserre considérablement avec l’Échange automatique d’Informations fiscales.
Quelles Conséquences pour les Contribuables en Israël ?
L’impact de cet élargissement de l’échange d’informations sera majeur pour de nombreux contribuables francophones liés à Israël.
Pour les résidents fiscaux israéliens :
En Israël, vous êtes imposé sur vos revenus mondiaux. Cela inclut les revenus locatifs issus de vos biens immobiliers à l’étranger. Vous avez également l’obligation de déclarer votre patrimoine mondial si sa valeur dépasse un certain seuil. Le non-respect de ces obligations, jusqu’ici difficile à détecter pour le fisc, deviendra demain une évidence. Les risques encourus sont sérieux :
* Les redressements fiscaux sur plusieurs années.
* Paiement de lourdes pénalités et d’intérêts de retard.
* Dans les cas les plus graves, poursuites pour fraude fiscale.
Pour les non-résidents détenant des biens en Israël :
Si vous êtes résident fiscal français et possédez un bien immobilier en Israël, l’administration fiscale israélienne transmettra cette information à la France. Cela permettra au fisc français de vérifier la cohérence de vos déclarations, notamment en matière d’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI) et de revenus fonciers.
Anticiper pour régulariser : Le monde devient un village fiscal
Face à cette évolution inéluctable, la stratégie de l’autruche est la plus dangereuse. Le monde se transforme en un « village fiscal » global où la transparence sera la norme. Tenter de dissimuler des actifs deviendra non seulement risqué, mais pratiquement impossible.
La bonne nouvelle est qu’il est encore temps d’agir. Procéder à une régularisation spontanée de votre situation patrimoniale est la démarche la plus sage et la plus sécurisante. En déclarant volontairement vos biens immobiliers à l’étranger et les revenus associés, vous pouvez souvent bénéficier de conditions plus favorables et éviter les sanctions les plus sévères.
Cette mise en conformité est un processus complexe qui nécessite une expertise pointue en fiscalité internationale et israélienne. Il s’agit d’analyser votre situation globale, de préparer les déclarations rectificatives et de négocier avec les autorités fiscales si nécessaire.
Ne subissez pas cette transition ; anticipez-la. La tranquillité d’esprit que procure une situation fiscale claire et en règle n’a pas de prix. Notre cabinet est à votre disposition pour évaluer votre situation et vous accompagner dans cette démarche essentielle.
Pour un conseil personnalisé et confidentiel sur la régularisation de vos biens immobiliers à l’étranger, contactez dès aujourd’hui les experts du cabinet Dray & Dray.

