L’Alya, acte fort symbolisant le retour des Juifs sur leur terre ancestrale, s’accompagne d’un certain nombre d’avantages fiscaux. Parmi ceux-ci, l’exonération d’impôts sur les revenus générés hors d’Israël pendant les 10 premières années suivant l’installation est particulièrement attractive. Cependant, les règles encadrant cette exonération évoluent et il est crucial pour les Olim Hadashim de se tenir informés des nouvelles obligations. Alya et Fiscalité.
L’Exonération d’Impôts : Un Avantage Conditionnel
Jusqu’à présent, un Ole Hadash bénéficiait automatiquement de l’exonération fiscale sur ses revenus étrangers pendant 10 ans à compter de sa date d’Alya. La législation se durcit et l’administration fiscale israélienne, sous la pression de l’OCDE, renforce le contrôle de la résidence fiscale des Olim Hadashim. Mais alors comment gérer Alya et Fiscalité ?
Résidence Fiscale : Un Enjeu Majeur
La notion de « centre de vie » est au cœur de la qualification de résident fiscal israélien. L’administration fiscale examine minutieusement la situation de chaque Ole Hadash pour déterminer si son centre de vie se situe réellement en Israël ou s’il s’agit d’une installation fictive.
Exemple concret :
Un Ole Hadash arrive en Israël en 2016. En 2020, il retourne en France pour raisons familiales et y reste pendant 3 ans. A son retour en Israël en 2023, il pense bénéficier encore de 3 ans d’exonération fiscale. Cependant, l’administration fiscale peut considérer que son centre de vie s’est déplacé en France et requalifier sa situation fiscale, le rendant imposable en Israël dès 2023.
Sécuriser son Exonération : Les Moyens à disposition
Face à ces nouvelles exigences, il est impératif pour les Olim Hadashim de prendre des mesures pour sécuriser leur exonération fiscale. Voici trois solutions possibles :
1. Le Maslul Yaroq :
- Demander à l’administration fiscale israélienne un document officiel attestant de la date effective de votre Alya.
- Ce document, appelé « Maslul Yaroq », constitue une preuve irréfutable du point de départ des 10 ans d’exonération.
2. Le Certificat de Résidence Fiscale :
- Demander un certificat de résidence fiscale chaque année auprès de l’administration fiscale israélienne.
- Même si vous ne passez pas 183 jours en Israël chaque année, obtenir ce certificat renforce votre statut de résident fiscal et complique la tâche de l’administration fiscale en cas de contestation.
3. Le Rescrit Fiscal :
- Il s’agit d’une décision administrative spécifique concernant votre situation fiscale.
- Cette solution est plus complexe à mettre en place et nécessite l’intervention d’un professionnel, mais elle peut être envisagée dans des cas particuliers.
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La Nouvelle Loi : Un Changement Important
Un nouveau projet de loi, sous la pression de l’OCDE, vise à imposer une obligation déclarative aux Olim Hadashim, même pendant les 10 premières années suivant leur Alya.
Ce que cela signifie concrètement :
- Les banques israéliennes pourraient bientôt exiger la preuve de la déclaration des revenus étrangers pour accepter les virements.
- L’exonération d’impôts reste en vigueur, mais la non-déclaration des revenus ne sera plus possible.
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Conclusion : Anticiper et se Préparer
Le paysage fiscal israélien pour les Olim Hadashim est en pleine mutation. Se tenir informé des évolutions législatives et prendre les mesures nécessaires pour sécuriser son exonération d’impôts est primordial. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel pour gérer votre Alya et Fiscalité avec une analyse personnalisée de votre situation et la mise en place des solutions adaptées à vos besoins.

