Travailler depuis son domicile, un phénomène répandu en Israël.
Ce n’est un secret pour personne : pour s’en sortir financièrement en Israël, le mari et la femme sont tous deux obligés de travailler, voire même de cumuler plusieurs travaux chacun.
Sauf qu’en Israël, partir travailler à l’extérieur n’est pas chose facile. Les écoles terminent tôt, et il n’est jamais simple de s’organiser convenablement pour gérer sa carrière.
Ainsi, plusieurs hommes & femmes ont décidé de travailler depuis leur domicile.
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Le travail à domicile en Israël ? Quels métiers s’offrent à vous ?
Généralement, les personnes choisissant de travailler depuis leur domicile ont un profil d’entrepreneur, et une auto-discipline à toute épreuve.
Parmi les nombreux clients du cabinet qui travaillent depuis leur domicile, nous comptons principalement des informaticiens, des programmeurs, des Web-Marketeurs, des médecins ou spécialistes de médecine sans oublier bien évidemment les femmes qui gardent des enfants à domicile, plus connues sous le nom de « Metapelet – מטפלת ».
« Je travaille depuis mon domicile, quelles sont les dépenses que je peux reconnaître ? »
Dépenses reconnues depuis son domicile en Israel
Après avoir choisi le statut qui convient le mieux à votre activité professionnelle, il faut maintenant réfléchir à réduire votre bénéfice annuel, fiscalement parlant.
Pour ce faire, il faut que vous puissiez fournir des justificatifs de dépenses reconnues, qui vous permettront de réduire votre bénéfice, et par conséquent votre redevance fiscale au Mas Ahnassa (Bureau des impôts) & Bituah Léoumi (Sécurité sociale).
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Voici donc un récapitulatif des dépenses reconnues si vous travaillez depuis votre domicile :
- Les impôts fonciers (arnona).
- Les factures d’eau de votre appartement.
- Les factures d’électricité de votre appartement.
- Votre abonnement de téléphone portable.
- Votre abonnement internet pour votre domicile.
- Les frais de nettoyage de votre appartement.
- Achat de bien matériels ou meubles qui vous aident dans votre quotidien.
Les dépenses énumérées ci-dessus seront reconnues proportionnellement aux nombres de pièces que vous avez chez vous. Ainsi, si vous habitez dans un 4 pièces, nous pourrons reconnaître pour vous 1/4 des dépenses.
Reconnaitre son loyer comme une dépense professionnelle
« Puis-je reconnaître le montant du loyer en tant que dépense ? »
Théoriquement, il n’y a aucun problème pour reconnaître le montant de votre loyer en tant que dépense, en utilisant la même méthode proportionnelle au nombre de pièces, tel qu’expliqué ci-dessus.
La déductibilité du bureau à domicile : Nouvelles directives
Si la théorie fiscale a longtemps été complexe à mettre en œuvre pour les indépendants travaillant depuis chez eux, les règles actuelles permettent désormais une reconnaissance plus juste de vos frais réels. La distinction se joue principalement sur votre statut d’occupation du logement :
1. Vous êtes locataire : La reconnaissance par le contrat de bail
Auparavant, l’absence de facture émise par le propriétaire représentait un frein majeur. Aujourd’hui, le contrat de location (bail) suffit généralement de pièce justificative.
La règle du prorata : Vous pouvez déduire une quote-part de votre loyer annuel. Celle-ci est calculée au prorata de la surface utilisée pour votre activité professionnelle. En pratique, on utilise souvent le nombre de pièces : si vous disposez d’un appartement de 4 pièces et que l’une d’entre elles est exclusivement dédiée à votre bureau, vous pourrez potentiellement déduire 25 % du montant de votre loyer.
2. Vous êtes propriétaire : L’amortissement du bien
Si vous possédez votre logement, vous ne payez pas de loyer, mais vous supportez l’usure de votre actif immobilier.
L’amortissement (P’rat) : En présentant votre contrat d’achat, vous pouvez désormais faire reconnaître une charge d’amortissement annuelle.
Calcul : À l’instar des locataires, cet amortissement est calculé sur la valeur d’achat du bien, appliquée à la surface (ou au nombre de pièces) dédiée à l’usage professionnel. Cela permet de réduire votre bénéfice imposable en tenant compte de la dépréciation comptable de la partie « bureau » de votre patrimoine.

