Jeudi dernier, la Knesset, le parlement israélien, a approuvé un plan d’aide de 3,6 milliards d’euros pour les entrepreneurs et salariés impactés par la guerre entre le Hamas et l’État hébreu – Israël vote une indemnité de guerre. Des subventions très attendues mais qui s’apparentent à de «l’argent de poche» pour certains…
La troisième tentative fut la bonne. Après deux premières lectures à la Knesset, le parlement israëlien a approuvé jeudi 9 novembre un plan d’indemnisation des entreprises qui connaissent d’importantes difficultés depuis le début du conflit entre le Hamas et Israël, le 7 octobre dernier. 15 milliards de shekels (la monnaie israélienne), soit environ 3,6 milliards d’euros, vont être distribués aux auto-entrepreneurs, aux sociétés en nom propre et aux SARL. Une aide similaire à celle mise en place durant le Covid-19 pour assurer la survie des entreprises, mais qui ne risque pas de faire de miracles…
Israël vote une indemnité de guerre
Proposé dès le début de la guerre par la Knesset, ce plan d’aide avait été retoqué à plusieurs reprises par la fédération des experts comptables, qui craignaient un deux poids deux mesures dans l’attribution des subventions. «Il a fallu trouver la bonne formule pour léser le moins de monde possible. Après plusieurs semaines de discussions, enfin, ils ont trouvé un consensus. Il était temps car on ne savait plus quoi faire…», témoigne auprès de Capital Natanel Cohen, associé partenaire au sein du cabinet Dray & Natco, spécialisé en fiscalité et comptabilité.
Une aide d’urgence qui ne permettra pas de sauver tout le monde
Des milliers d’entrepreneurs et de salariés du nord et du sud du pays, directement concernés par les combats, ont dû quitter leur domicile et leur travail, pour un temps encore indéterminé. Le plus important, pour Natanel Cohen, est avant tout d’assurer un revenu aux salariés. «Eux ne dépendent que de leur salaire, ils n’ont pas d’autres rentrées d’argent, et lorsque le mari se trouve appelé parmis les réservistes, sa femme va, elle, devoir rester à la maison pour s’occuper des enfants et toucher un chômage qui, malheureusement, n’est pas à la hauteur du salaire perçu habituellement.», explique Natanel Cohen. Toutefois, le Parlement a prévu des allègements permettant à un grand nombre de personnes, même celles qui ont déjà épuisé leur droit au chômage, d’en bénéficier dès six mois de travail, contre 18 mois avant.

