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Le guide de l’entreprise en Israel – Dray & Dray

Le Cabinet Dray & Dray – Expert comptable en Israel, vous présente Le Guide de l’entreprise en Israel pour les professionnels.

Vous comptez ouvrir une activité commerciale en Israel: Hevra Baam, Ossek Mourche ou Ossek Patour.

Nous allons dans ce guide vous expliquer comment fonctionne les différents statuts tout en vous donnant des astuces sur les aspects importants à ne pas négliger lors du démarrage de votre structure.

A – Choisissez correctement votre statut.

Notre cabinet d’Expert comptable en Israel vous aide a choisir la meilleure structure juridique et fiscale pour votre entreprise. Dans cette partie, nous allons vous faire découvrir les différentes formes juridiques existantes en Israël.

En effet, il existe 3 statuts juridiques vous permettant d’ouvrir votre entreprise en Israël :

  • Entrepreneur individuel (Ossek Mourche / Ossek Patour). L’équivalent de EI en France. (Entreprise individuelle).
  • Société à responsabilité limitée – Hevra Baam ( חברה בעמ).
  • Association à but non lucratif (עמותה – מלכר).

Nous allons aborder pour chacun de ces statuts une courte définition, puis nous allons présenter les avantages de chacun, tant d’un point de vue juridique que fiscal.


1 – Entreprises individuelles en Israel.

Définition de la structure juridique :

La forme juridique de ce statut est semblable au statut d’indépendant tel que nous le connaissons. C’est-à-dire que la forme juridique est inscrite sous le statut indépendant de la personne individuelle.

Le numéro de votre structure sera votre numéro de Teoudate Zeoute, et il n’y a donc pas de « séparation juridique » entre vous et la structure juridique.

Vous ne bénéficiez donc pas de séparation entre vos actes et ceux de votre entreprise en Israel.

Ouverture juridique :

Le statut d’indépendant ne nécessite pas une ouverture juridique, car aucune structure nouvelle n’est créée à proprement parler. Ainsi, vous n’avez pas besoin d’avocat, d’écriture de statut ou autres pactes d’associés.

Si vous comptez employer du personnel, nous vous recommandons vivement de mettre en place des contrats de travail solides, qui vous permettront de bien définir les relations établies, et les attentes escomptées des 2 parties.

Ouverture auprès des autorités fiscales :

L’ouverture du dossier aux autorités fiscales est très rapide, mais nécessite néanmoins plusieurs formulaires à remplir.

Il faudra, entre autre, fournir une preuve d’activité. Cette preuve justifiera aux autorités fiscales votre activité en Israel. Une grosse facture d’achat, un contrat de travail, une lettre d’intention, un accord de principe sur un devis, plusieurs choses peuvent être considérées comme preuves suffisantes aux yeux de l’administration fiscale israélienne.

Charges fiscales et sociales :

L’indépendant sera soumis à l’impôt sur le revenu selon les paliers d’imposition progressifs existant en Israel. Il devra également s’acquitter des cotisations sociales du bitouah leoumi (charges sociales en Israel) et de la TVA, selon son statut.

D’un point de vue fiscal, il existe 2 sortes d’entreprises individuelles en Israël:

Ossek patour (facturant sans TVA). C’est l’équivalent du statut d’auto-entrepreneur tel que nous le connaissons. Ce statut peut s’appliquer à tout indépendant ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 99,003 Nis (actuel en 2018). (Il est à préciser que certains métiers ne peuvent exercer en tant qu’ossek patour – médecin, avocat, architecte, agent immobilier…).

Ossek Mourche (facturant avec TVA). Ce statut s’applique à tout indépendant ayant un chiffre d’affaire annuel supérieur à 99,003 Nis (actuel en 2018).


Ossek Patour :

Il doit rendre un compte de résultat annuel récapitulant les recettes et les dépenses qui sera remis au mas ahnassa (service des impôts israélien) avec la déclaration fiscale annuelle.

Il n’y a souvent pas besoin de faire de déclaration mensuelle mais uniquement en fin d’année.

Cependant il est tout à fait probable que le mas ahnassa, ou le Bituah Leumi, demande des acomptes mensuels.

Il est important de préciser que certains secteurs d’activités ne peuvent pas facturer en tant qu’Ossek Patour, tel que les avocats, les médecins et tout ce qui concerne les professions libérales.


Ossek Mourche :

  • Il doit déclarer son chiffre d’affaire à la TVA (maam) et au mas ahnassa d’une manière régulière (généralement tous les 2 mois) en s’acquittant des différents paiements.
  • Il peut récupérer la TVA versée, contrairement au Ossek Patour.
  • Il doit payer des acomptes mensuels au bitouah leoumi.
  • Il peut avoir des employés, auxquels il versera un salaire et les déclarera conformément à la loi israélienne.
    • Attention : Un Ossek patour peut également embaucher du personnel, cependant il ne pourra dépasser le plafond annuel déterminé par la loi.
  • En cas d’embauche de personnel, le Ossek mourche sera personnellement responsable de ses obligations d’employeur.

Bilan et déclaration annuelle :

Comme le Ossek patour, le Ossek Mourche devra lui aussi rendre un compte de résultat annuel récapitulant les recettes et les dépenses qui sera remis au Mas Ahnassa (service des impôts israélien) avec la déclaration fiscale annuelle.


2. Sociétés SARL en Israel – Hevra Baam (חברה בעמ).

Définition de la structure juridique :

Une société à responsabilité limitée est une société qui est inscrite à la chambre des commerces israélienne.

Avant d’aborder la partie strictement technique de l’ouverture de la structure, il est nécessaire de comprendre que l’intérêt juridique primordial de la création d’une société est la création d’une « séparation juridique » entre les actifs personnels des actionnaires et les actifs/passifs de la société elle-même.

Ainsi, outre les différents avantages fiscaux et commerciaux que nous allons aborder ci-dessous, une société à responsabilité limitée vise surtout à protéger ses actionnaires au niveau de la responsabilité engagée.

En effet, sauf cas exceptionnel, une société ne pourra être tenue responsable que jusqu’au montant de l’ensemble de son capital. On ne pourra jamais retirer « l’écran » qui sépare les actionnaires de la société elle-même. (Sauf cas de fraude, malversations, négligences de la part des dirigeants de la société…). 

La création d’une société en Israel est constituée de 3 étapes bien distinctes :

  • Ouverture juridique.
  • Ouverture d’un compte bancaire au nom de la société.
  • Ouverture fiscale.

Première étape : L’Ouverture juridique.

Inscription & création de l’entreprise en Israel.

L’organisme chargé de réglementer l’enregistrement et la création d’entreprises SARL – Hevra Baam (חברה בעמ) est la chambre des commerces. En hébreu, cet organisme se nomme le Rasham Havarot – רשם חברות.

Il est bon de savoir que l’entreprise ne peut agir en tant qu’entité juridique avant que la chambre des commerces n’ait approuvé l’ouverture effective.

Voici quelques éléments juridiques importants et utiles lors de la création d’une entreprise en Israel :

  • Une seule personne suffit à créer une société. Nous parlons dans ce cas d’un actionnariat unique.
  • Le fondateur de la société peut également officier comme actionnaire et directeur de la société.
  • Le nom de la société peut être le nom souhaité par les actionnaires, tant que ce n’est pas le nom d’une autre société existante, d’une marque, ou un nom qui soit susceptible d’induire en erreur et confondre le public.
  • Inscrire son entreprise auprès de la chambre du commerce, nécessite un certain nombre de documents et de démarches qui doivent être effectuées scrupuleusement dans leurs moindres détails.
  • Il est primordial de se faire accompagner lors de l’ouverture d’une société, que ce soit pour la rédaction des statuts de la société, de la répartition des parts de chaque actionnaire et de l’établissement des différents organes de la société. (Conseil d’administration, Président directeur général, Administrateur juridique). En effet, lors d’une éventuelle session des parts de la société, ou lors du rajout d’un actionnaire supplémentaire, nous viendrons toujours vérifier ce que les statuts de la société offrent comme possibilités.


Etape No 2 : Ouverture du compte en banque de la société.

Une fois la société enregistrée à la chambre du commerce, vous obtenez ce qu’on appelle un Numéro de Siret. Ce numéro vous sera délivré en même temps que votre certificat de constitution.

Avec ce document, vous pouvez aller voir une banque pour demander à ouvrir un compte bancaire au nom de la société.

Les banques sont méfiantes en ce moment lors de l’ouverture de compte pour les sociétés en Israel. Nous vous recommandons de prendre contact avec nous si vous rencontrez des difficultés.


Ouverture auprès des autorités fiscales :

Une fois la société inscrite à la chambre du commerce, et l’attestation d’ouverture du compte en banque reçue, il faut activer la société auprès des différentes autorités fiscales israéliennes.

Plusieurs documents sont nécessaires à l’ouverture de la société auprès des autorités fiscales israéliennes, et il est primordial de vous faire accompagner par un cabinet d’experts comptables pour que l’ouverture de votre structure soit faite dans les règles de l’art et conformément à la loi israélienne.

Obligations fiscales et sociales :

Comme nous l’avons mentionné ci-dessus, la société bénéficie de charges fiscales moins élevées que l’indépendant.

Voici un bref aperçu des différentes obligations fiscales de la société israélienne :

  1. Elle doit déclarer son chiffre d’affaire à la TVA (maam) et au mas ahnassa d’une manière régulière en s’acquittant des différents paiements.
  2. La société est soumise en tant qu’entité morale à l’imposition sur le revenu des sociétés.

Il est important de préciser que l’impôt sur les sociétés est actuellement de 23% (au 1er janvier 2018).

  • Elle peut récupérer la TVA versée.

  • Elle peut avoir des employés, auxquels elle versera un salaire et les déclarera conformément à la loi israélienne.

Bilan et déclaration annuelle :

La société doit rendre un bilan annuel, audité par un cabinet d’expertise comptable en Israel, présentant la situation économique de la société, au jour de la déclaration annuelle.


Comprendre le système fiscal d’une Hevra Baam.

Un actionnaire dans une société en Israel doit faire face à 2 sortes d’impôts différents :

  • L’impôt sur le revenu des sociétés (IS) qui est réglé par la société.
  • L’impôt sur le dividende, qui est réglé par l’actionnaire en direct.

C’est la fameuse règle de l’imposition en 2 étapes.

1. Mas Havarot – Impôt sur les sociétés (IS)

Le Mas Havarot est l’impôt sur les sociétés que la société doit payer sur ses bénéfices.

Cet impôt est à payer sous forme d’acompte mensuel (c’est généralement le cas pour les SARL). Il est calculé selon votre chiffre d’affaire.

A la présentation des bilans annuels de la société, l’impôt déjà payé servira d’acompte à l’impôt final que la société doit payer, ainsi la société se verra rembourser l’excédent d’impôts payé ou dans le cas contraire devra compléter les montants déjà payés.

Il est tout à fait possible de demander de modifier le pourcentage des acomptes que le fisc exige ou même d’annuler les demandes d’acomptes si l’on sait que la société sera en déficit sur l’année fiscale. C’est un élément clef de votre trésorerie, demandez à votre expert comptable de prendre en compte cette donnée importante pour éviter de mettre votre trésorerie en péril !

2. Impôts sur le Dividende en Israel.

Les actionnaires ont plusieurs possibilités de retirer l’argent: prendre un salaire de la société ou bien prendre un dividende.

Pour des raisons d’optimisation fiscale légale, il est préférable de prendre un salaire plafonné selon les différents avantages fiscaux des actionnaires, et de prendre les bénéfices restants sous forme de dividende.

Notre cabinet d’expert comptable en Israel, vous aidera à optimiser fiscalement vos bénéfices en toute légalité, selon votre statut fiscal.

3. Maam – TVA en Israel.

Le maam est la taxe sur la valeur ajoutée ou TVA en Israel , un impôt indirect sur la consommation. Il est à payer tous les 2 mois pour les sociétés ayant un chiffre d’affaire annuel inférieur à 1.5 Millions de shekels, et tous les mois pour les sociétés dépassant ce montant.

Le maam est au taux de 17% (actuel en janvier 2018) sur le chiffre d’affaire réalisé.

Quelques points à savoir sur le maam:

  1. Ne peut déduire le maam que celui qui est obligé de le déclarer (SARL, ossek mourche). En effet un ossek patour ne peut récupérer le maam puisqu’il ne le reverse pas. Il en est ainsi pour une association à but non lucrative.
  2. Les exportations de biens et de services sont soumises à un taux de 0%, c’est-à-dire que l’on peut récupérer le maam sur les dépenses effectuées en Israël mais l’on ne paie pas le maam sur les recettes de ces activités.
  3. Une fraude au maam est soumise au droit pénal, c’est pourquoi il vaut mieux s’entourer de professionnels qui sauront vous conseiller. Un cabinet d’expert comptable en Israel est un tiers de confiance et vous représente auprès du fisc en Israel.

Récapitulatif des principaux avantages pour les sociétés en Israel.

  • D’un point de vue fiscal, la société devra s’acquitter de l’impôt sur les sociétés, qui est de 23% pour l’année 2018. A titre de comparaison, un individuel peut voir son taux d’imposition grimper à 50%.
  • D’un point de vue financement, le fait d’être inscrit sous une forme de société peut vous permettre d’obtenir de meilleures conditions de la part des établissements bancaires & autres sources d’investissements.
  • Enfin, d’un point de vue de négociation commerciale, vous obtiendrez bien souvent des conditions avantageuses de la part de vos fournisseurs en étant inscrit sous une structure de société à responsabilité limitée.


3.Association à but non lucratif – מלכר.

Définition de la structure juridique :

Contrairement à l’indépendant ou à la société Hevra Baam, une association à but non lucratif n’appartient à personne mais est uniquement gérée par des personnes qui doivent rendre des comptes aux autorités fiscales ainsi qu’au rasham haamoutot. (entité gouvernemental supervisant les associations à but non lucratif).

Une association à but non lucratif devra œuvrer pour la réalisation des objectifs publiques qui auront été décidées lors de la fondation de l’association, tel que : Sport, religion, Art, Culture, Education etc…

Ouverture de la structure juridique :

L’association à but non lucratif doit être créée par au moins 2 personnes, pouvant aller jusqu’à 7 si l’association à but non lucratif demande à être reconnu comme étant une entité public (synagogue, école…).

L’inscription de l’association se fait au rasham haamoutot – רשם העמותות puis suit les même démarches qu’une société Hevra Baam (ouverture de compte en banque, ouverture auprès des autorités fiscales).

Obligations fiscales et sociales :

  • Une association à but non lucrative n’est soumise à aucune forme d’imposition.

Ainsi, les dons récoltés par l’association bénéficieront dans leur intégralité à l’activité de l’association, et ne seront pas taxés par l’état.

Attention : dans certains cas, l’administration fiscale peut considérer une partie de l’activité comme étant à but lucratif. Dans ce cas, l’association se verra taxée sur les bénéfices provenant de cette activité. Par ex: Une synagogue louant une salle pour des événements.

  • Les rentrées d’argent de l’association ne sont pas soumises à la TVA.

  • Il est important de souligner que lorsqu’une association distribue des salaires, elle doit payer une taxe sur le salaire, qui est définit en fonction de certaines conditions. Cette taxe est appelée Mas Sahar.

  • Une association à but non lucrative peut, en respectant plusieurs critères, se voir octroyer le droit d’avoir le seif 46 (alinéa 46 du code fiscal, CERFA) permettant à ses donateurs de bénéficier d’un crédit d’impôts de 35% sur les dons versés à l’association à but non lucrative.

L’association sera vérifiée et contrôlée par un comité de vérification pour contrôler si l’association fonctionne dans les objectifs de ce pourquoi elle a été fondée.

Le comité de vérification peut être remplacé  par un Expert comptable en Israel.

Il y a plusieurs avantages à utiliser les services d’un professionnel:

  • Il s’assure que l’association respecte la loi.
  • Il met en évidence les résultats financiers.
  • Il pointe du doigt les lacunes et les problèmes internes de l’association.
  • Il a les capacités à apporter des conseils et des solutions aux problèmes financier et juridique.
  • Il agit en entière indépendance et n’est soumis à aucune pression interne des gérants de l’association.

Eléments importants :

Voici quelques points importants auxquels une association à but non lucratif doit faire attention:

  1. Ne pas distribuer de salaire ou avantage à ses directeurs du comité de direction.
  2. Faire attention à ne pas avoir d’activité à but lucratif (salle de réception dans une synagogue par exemple), le fisc peut le cas échéant imposer les bénéfices réalisés.
  3. Les salaires distribués aux proches des directeurs du comité de direction ne doivent pas dépasser 10% de la masse salariale.
  4. Les banques n’octroient des prêts que difficilement aux associations.

Récapitulatif des principaux avantages.

L’avantage essentiel d’ouvrir une association à but non lucratif en Israel est qu’elle ne paie pas d’impôts.

Par ailleurs, en répondant à certains critères, l’association peut se voir octroyer le séif 46 de la Pkouda israélienne (loi fiscale israélienne) permettant à toute personne ayant effectué un don à l’association de déduire 35% de ce don sur sa redevance fiscale annuelle.


B. הוראות ניהול ספרים – Ce qu’exige la loi au quotidien.

Définition

Les הוראות ניהול ספרים sont des instructions de gestion qui sont exigées par la loi israélienne.

Ces instructions sont divisées en plusieurs catégories :

  • Les instructions de gestion qui concernent l’ensemble des entreprises.
  • Les instructions de gestion qui sont propres à chaque secteur d’activité.

Ainsi, vous l’aurez compris, un docteur ou un avocat n’aura pas les mêmes instructions qu’un magasin de vêtement par exemple.

Au vu du nombre conséquent des secteurs d’activité qui existent en Israël, nous ne rentrerons pas ici dans le détail de chaque secteur mais nous vous conseillons de consulter notre cabinet d’expertise comptable afin de vérifier si des instructions spécifiques à votre secteur d’activité vous concernent.

Comment émettre une facture / reçu ?

La loi israélienne exige qu’à chaque encaissement d’argent (espèces, virement reçu, chèque à votre ordre) vous devez émettre un reçu – קבלה.

Le bureau de TVA en Israël adore vérifier si les entreprises respectent scrupuleusement cette instruction spécifique, et nous connaissons plusieurs sociétés qui ont dû cesser leur activité à cause de quelques centaines de Shékels qui ont été encaissés sans émettre de reçus immédiat.

Que dois-je indiquer dans mon carnet à souche ?

Dans votre carnet de facture (carnet à souche), voici les éléments indispensables qui doivent y figurer :

Partie supérieure:

  • Nom de l’indépendant ou de la société, précédé du titre de l’indépendant (avocat, docteur) si existant.
  • Adresse (Adresse de votre société ou de votre domicile si vous travaillez depuis ce dernier).
  • Numéro de téléphone
  • No de Siret de la société, qui sera précédé des lettres:
    • ח.פ pour une Hevra Baam.
    • ע.ר pour une amouta (association a but non lucrative)
  • No de votre numéro de Téoudate Zéoute pour les indépendants qui sera précédé des lettres:
    • ע.מ pour un ossek mourche
    • ע.פ pour un ossek patour

Partie de détail de la facture :

  • Adresse du client
  • Nom du client

Dans l’encart de descriptif du service:

  • Une description de l’objet de la facturation ou du reçu : par exemple – Encaissement pour le mois de Janvier 2018.
  • Le montant HT
  • le montant de la TVA
  • le montant TTC

Partie de moyen de paiement :

  • No de chèque
  • texte libre pour insérer d’autres moyens de paiement (virement, espèces, carte bancaire).

Signature et date.

Quels sont les risques si je ne respecte pas les instructions ?

Il est important de préciser que toute entreprise ne respectant pas ces instructions s’expose à ce qu’on appelle une פסילת ספרים, qui signifie l’invalidation de ses livres comptables et à une forte amende.

Les impôts et le bureau de TVA ne seront plus d’accord avec vos estimations et vos déclarations, et fixeront eux-mêmes quel est votre bénéfice.

De ce bénéfice estimé par les autorités fiscales en Israël résulteront vos obligations fiscales et votre redevance à l’état.

En d’autres termes, toute entreprise qui ne respecte pas ces instructions se verra entraîner vers de sérieuses complications envers les impôts –  מס הכנסה, et le bureau de TVA en Israël – מעמ .


C – 6 trucs utiles pour gérer une entreprise en démarrage

Voici 6 points essentiels à considérer pour démarrer une nouvelle entreprise en Israel.

1. Évaluation de marché

Renseignez-vous sur les besoins du marché et sur la mesure dans laquelle ils sont comblés. Qui sont les principaux acteurs? Quels produits et services offrent-ils? À quels prix?

Si vous prévoyez lancer sur le marché un nouveau produit ou service, faites d’abord une étude de marché pour connaître la taille du marché et les chances de succès du produit ou service. En d’autres termes, vous devez savoir le plus de choses possible sur vos futurs clients.

2. Business Plan

Vous devez absolument établir un Business Plan qui décrit votre projet d’entreprise et indique comment vous le réaliserez. Le Business Plan doit contenir les éléments suivants: un résumé, évaluation du marché, description du produit ou service, ventes et marketing, analyse de la concurrence, exploitation/fabrication, forme de l’entreprise, ressources humaines, financement, capital, prévisions, résumé des risques, investissements.

Votre Business Plan doit être clair et complet. Il n’a pas besoin d’être long mais doit aborder tous les aspects importants de votre entreprise.

3. Votre équipe

Entourez-vous d’une équipe de gens compétents (associés, employés, conseillers indépendants, etc.). Vous ne pourrez pas tout faire seul. Une bonne équipe et une bonne gestion de votre équipe sont essentielles à la réussite de votre entreprise.

4. Ressources financières

Assurez-vous de disposer d’un financement suffisant. Vous pouvez financer le démarrage de votre entreprise au moyen de votre propre argent ou d’un prêt (une combinaison des deux est normalement utilisée).

5. Formalités

N’oubliez pas de tenir compte de certaines questions de base: forme juridique de votre entreprise, convention des actionnaires, brevets et droits d’auteur, obtention de numéros d’inscription de votre entreprise, protection de votre raison sociale, réglementation locale, etc.

6. Auto-évaluation

Même s’il est très important, ce dernier point est rarement pris en considération.


D – Comment démarrer une entreprise en Israël ?

Démarrer votre propre entreprise peut être à la fois stimulant et gratifiant. Par contre, si vous vous engagez dans un secteur concurrentiel, vous risquez de rencontrer certains obstacles.

Les experts des marchés économiques mondiaux vous diront que bien qu’il soit dynamique et plein de possibilités, le marché israélien peut aussi poser des défis dus à la fluctuation du shekel, aux soubresauts imprévus de l’économie ou à d’autres facteurs.

Pour réussir en affaires, vous devez avoir en main un plan ciblé qui définit votre orientation et vous permet d’anticiper et de surmonter les coups durs.

Par ailleurs, un entrepreneur ne doit pas penser uniquement en termes de nombres et de shekels. Diriger une entreprise est une tâche à laquelle vous devez vous préparer mentalement. Votre expérience préalable en gestion ne vous a pas nécessairement adéquatement préparé à prendre les commandes d’une entreprise florissante.

Rester en terrain connu

Les entreprises les plus prospères sont dirigées par des gens qui connaissent leur domaine.

Mieux vaut, au départ, ne pas vous avancer en territoire inconnu. Même si vous n’avez jamais exploité une entreprise dans votre secteur, il est nettement utile de connaître l’industrie. Cela vous permet d’éviter les erreurs que commettent inévitablement les novices dans des domaines comme la distribution des produits, le marketing ou les stratégies de RH.

Vous connaissez déjà les rouages de l’industrie. Vous pouvez de plus compter sur le savoir-faire de votre réseau.

Aux entrepreneurs qui se lancent dans un tout nouveau secteur, le cabinet Dray & Dray – Expert comptable en Israel recommande de bien se renseigner d’abord. Il existe d’innombrables sources d’information gratuite pour les entreprises en démarrage.

Bien se faire accompagner

Commencez par vous constituer un réseau de professionnels – banquiers, avocats, expert comptable en Israel – capables de vous donner un coup de main. Vous ne pourrez pas tout faire par vous-même.

Bien des gens qui souhaitent mettre sur pied une nouvelle entreprise ne connaissent rien, entre autres, à la préparation des prévisions de flux de trésorerie ou à la gestion des comptes clients.

Si vous ne pouvez le faire – ou apprendre à le faire – vous-même, la règle est de trouver quelqu’un qui le fera à votre place. Le cabinet Dray & Dray propose du coaching en gestion pour aider les entrepreneurs à faire face à une croissance rapide, à explorer de nouveaux marchés, à exporter et à démarrer une entreprise.

Essentiellement, les experts de Dray & Dray – « Cabinet d’expert comptable en Israel » peuvent aider les entreprises en démarrage à examiner leurs forces et leurs faiblesses et à cerner les stratégies pour corriger les lacunes. Il est également sage d’obtenir un point de vue indépendant sur des éléments clés comme les finances, la vente, le marketing, l’exploitation et les ressources humaines.

Préparer un Business Plan

Ce n’est pas tout d’avoir de bonnes idées. Votre entreprise doit aussi avoir une structure bien définie avant de pouvoir prendre son envol.

Commencez par rédiger un Business Plan clair, qui vous aidera à évaluer votre potentiel, à confirmer votre engagement à devenir entrepreneur et à gagner la confiance des banquiers et des investisseurs. Plusieurs entrepreneurs croient qu’un bon Business Plan est nécessairement volumineux. En réalité, pour autant qu’il soit précis, clair et solide, les banquiers seront disposés à l’étudier.

Vous devez présenter, dans une juste mesure, les faits qui permettront de « vendre » votre projet et les données financières à l’appui de vos arguments.

Nous pensons que l’un des facteurs clés de succès consiste à établir des projections tout à fait réalistes. Un plan d’affaire correctement structuré prendra en compte les différentes probabilités de prévisions, et reflètera une réelle organisation et une planification judicieuse.

Former une alliance stratégique

Les alliances stratégiques aident les entrepreneurs à diminuer leur vulnérabilité au moment du démarrage.

Elles permettent de répartir vos gains et vos pertes. Les propriétaires d’entreprise peuvent envisager de faire équipe avec d’autres entreprises en vue de commercialiser leurs produits et services sur de nouveaux marchés, d’obtenir de meilleurs prix grâce à des achats en vrac ou d’accélérer la recherche et le développement en partageant les coûts et les ressources.

Par exemple, une entreprise de conception d’ameublement pourrait s’associer à un fabricant afin qu’il produise les meubles qu’elle dessine.

Concentrez-vous sur ce que vous faites de mieux et laissez à d’autres entreprises le soin de fournir les services complémentaires.

Établir des stratégies de RH claires

Recruter et garder les bonnes personnes représente un défi pour les entreprises en démarrage du fait que leurs ressources financières ne leur permettent pas nécessairement de verser des salaires élevés.

Plusieurs entreprises échouent parce qu’elles n’arrivent pas à mettre en place assez rapidement une équipe capable de s’attaquer au marché ou parce qu’elles perdent leurs employés au profit de concurrents.

Une entreprise en démarrage devrait se centrer sur les moyens qui lui permettront de se positionner pour attirer les bons candidats et se donner de la visibilité – publicité ciblée, salons de l’emploi, adhésion à des associations industrielles et engagement communautaire. Pour garder leurs employés, les propriétaires d’entreprise devraient s’assurer de leur offrir des avantages sociaux concurrentiels et un environnement propice à leur croissance personnelle et professionnelle. À titre d’exemple, une entreprise pourrait attribuer des actions aux employés qui sont à son bord depuis le début pour les motiver à poursuivre leur croissance avec elle.

N’hésitez pas à consulter notre cabinet d’experts comptables en Israel pour obtenir le détail des différentes solutions de rémunérations existantes.

Obtenir suffisamment de financement

Obtenir du financement de démarrage constitue déjà un défi, car vous devez convaincre les banquiers de votre valeur et de votre solvabilité.

De nombreux entrepreneurs tendent de surcroît à «sous-financer» leur entreprise parce qu’ils ont mal évalué l’ensemble de leurs besoins.

Vous ne devez rien négliger – des coûts liés à l’équipement et à l’embauche aux ressources dont vous aurez besoin pour combler le manque à gagner entre le moment où vous facturez les clients et celui où ils vous paient.

Lors du lancement de votre entreprise, la trésorerie est l’élément clé de votre succès.

Une trésorerie solide, en adéquation avec votre Business Plan, vous permettra d’acheter moins cher, de vendre mieux et plus rapidement. Ainsi vous optimisiez vos ressources et obtenez une croissance saine et rapide.


E – Ouverture de structures en Israël, aspects techniques.

Ouverture d’une société à responsabilité limitée Hevra Baam – חברה בעמ.

L’organisme chargé de réglementer l’enregistrement et la création d’entreprises en Israel est la chambre du commerce – Rasham Hahavarot – רשם החברות. Il est bon de savoir que l’entreprise ne peut agir en tant qu’entité juridique avant que la chambre du commerce n’a approuvée l’ouverture effective.  Le jour de création de la société est le jour où la chambre du commerce a approuvé et enregistré la société dans son registre.

Voici quelques points importants et utiles lors de la création d’une entreprise:

Une seule personne suffit à créer une société. Le fondateur de la société peut également être utilisé comme actionnaire et directeur de la société.

Le nom peut être le nom qu’il souhaite tant que ce n’est pas le nom d’une autre société ou d’une marque, ou que le nom choisi soit semblable à ceux qui sont susceptibles d’induire en erreur et confondre le public.

Inscrire son entreprise auprès de la chambre du commerce, nécessite un certain nombre de démarches qui doivent être effectuées scrupuleusement dans leurs moindres détails.

Documents requis:

Afin d’enregistrer une société il vous faudra remplir:

  1. Un document détaillant les informations basiques de l’entreprise.
  2. L’actionnaire fondateur de la société doit signer une demande déclarant sa volonté de fonder une entreprise. S’il y a plusieurs actionnaires, il faudra joindre une déclaration supplémentaire signé par tous les autres actionnaires.
  3. Déclaration du directeur: le ou les directeurs, administrateurs de la société, doivent également déclarer leur volonté de servir en tant que directeurs de l’entreprise et qu’ils sont juridiquement aptes à assumer cette fonction.
  4. Frais d’inscription de l’entreprise: Afin d’ouvrir votre société auprès du registre du commerce vous devez vous acquitter des frais d’inscription. Cette somme évoluant selon les années et est mis à jour au début de l’année civile (en 2018 la somme est de 2.614 Nis). Il est à noter que vous devrez également payer des frais supplémentaires pour chaque copie conforme aux originaux.
  5. Statut de l’entreprise: les règles peuvent inclure une variété de sujets. En effet il incombe aux actionnaires de régler entre eux les conditions de gestion de la société et de définir les règles liées à la société. Cependant, plusieurs questions doivent être réglementées dans le règlement de la société, tels que la distribution des actions de la société, les objectifs de la société, les détails concernant la restriction des actions, et des détails sur la capitalisation de la société… Dans ce contexte, il est recommandé de noter que vous pouvez spécifier que les objectifs de la société sont de pratiquer toutes les activités autorisées par la loi.
  6. Ouverture d’un compte bancaire: Afin d’ouvrir votre société auprès des autorités fiscales vous devez ouvrir un compte bancaire au nom de la société. Vous devrez prendre contact avec la banque de votre choix afin qu’elle vous remette les documents d’inscription à faire signer par un avocat et alors vous pourrez ouvrir le compte bancaire de l’entreprise.

Ouverture de la société auprès de la chambre du commerce:

Société unique: L’établissement d’une entreprise à actionnaire unique implique que l’actionnaire est également l’unique directeur de la société. Dans ce cas vous pourrez concentrer tous les documents nécessaires en un seul document, tel qu’il apparaît dans les formes de la chambre du commerce.

Société frauduleuse: La chambre du commerce peut considérer une entreprise comme étant frauduleuse. En effet une telle société peut notamment entraîner l’interdiction aux actionnaires (possédant plus de 10% des actions) d’enregistrer une nouvelle société.

Une société en Israel peut être considérée comme frauduleuse si elle n’a pas soumis de rapports annuels ou si elle n’a pas payé les frais annuels incombant à chaque entreprise à la chambre du commerce, conformément à la loi.

Dans le cas où l’entreprise ne corrige pas ce que la chambre du commerce exige d’elle, l’entreprise sera désignée comme étant frauduleuse.

Par conséquent, avant d’ouvrir une société avec d’autres actionnaires, il est conseillé de vérifier à la chambre du commerce si un des actionnaires n’est pas actionnaire d’une société frauduleuse. Le cas échéant la chambre du commerce vous interdira d’ouvrir votre société.

Dans le cas où la chambre du commerce n’approuve pas l’inscription de la société, que ce soit dû au fait qu’un document n’a pas été approuvé, qu’un actionnaire de la société est considéré comme frauduleux, ou pour quelque raison que ce soit, le greffier vous obligera à rétablir les documents afin de les corriger conformément aux exigences de la chambre du commerce.

Ouverture de la société auprès des  Autorités fiscales:

Après avoir ouvert la société auprès de la chambre du commerce, il vous faut ouvrir la société auprès des autorités fiscales: bureau de TVA en Israel (Maam) et impôt sur le revenu (Mas ahnassa).

Une liste des détails et des informations à fournir pour l’ouverture de votre société auprès des autorités fiscales en Israel vous sera fourni par notre cabinet.


F – Dépenses reconnu pour votre comptabilité  en Israel.

Outre les frais habituel que vous avez pour entreprise en Israel, voici ci après une liste de frais que vous pouvez déduire de votre chiffre d’affaire.

Véhicules et téléphone cellulaire

  1. Pour que l’achat d’un véhicule soit reconnu il faut que la facture d’achat soit au nom de l’entreprise ou que le nom de l’entreprise apparaisse dans l’accord d’achat si le véhicule est acheté à un particulier. Vous devez fournir les modalités de paiement.
  2. Carte grise des véhicules, assurance tiers, assurance tout risque, et les modalités de paiement pour les assurances.
  3. Factures pour les frais de véhicule, tels que les réparations, carburant, etc.
  4. Factures mensuelles de votre opérateur pour votre numéro de téléphone cellulaire.

Rafraîchissements et cadeaux

  1. Les frais de rafraîchissement (80 % des dépenses des rafraîchissements seulement sont reconnus).
  2. « Rafraîchissements » – boissons chaudes et froides, biscuits, etc… a la condition qu’ils soient servis sur le lieu de l’activité professionnelle.
  3. Dépenses reconnues pour les cadeaux – cadeaux donnés en Israël dans le cadre de l’activité de l’entreprise, d’un montant annuel ne dépassant pas 210 NIS par destinataire.

Voyage à l’étranger

  1. Factures que vous avez eues lors de votre séjour à l’étranger (billet d’avion, notes d’hôtel, location de voiture, restaurant, épicerie…)
  2. Pour les documents qui sont en langue étrangère, il faudra indiquer les informations requises (qui sont en rapport avec votre activité) en hébreu.
  3. Il faudra indiquer le détail sur le voyage: dates, Business Day (journée effective que vous avez passé à l’étranger pour vos affaires), destination, le but du voyage, les détails sur passagers et de leur rôle, et les détails des frais.
  4. Il faudra spécifier les revenus pour votre entreprise réalisés à l’étranger.
  5. Les voyages à l’étranger ne seront reconnus que s’ils sont en rapport avec votre activité. Les dépenses seront reconnues selon les normes établie par les autorités fiscales en Israel en fonction de: la destination, nombre de jours pour vos affaires, type de logement, type de voiture de location…

Autres dépenses reconnus

  1. Ci-après la liste des dépenses reconnus dans le cas où vous travaillez de chez vous:
    1. Les impôts fonciers (arnona), eau, électricité.

    2. Internet, les réparations, frais d’entretiens, etc…

      Les dépenses énumérées seront reconnues proportionnellement aux nombres de pièces que vous avez chez vous. Ainsi dans un 4 pièces, 1/4 sera reconnu pour votre activité.

  2. Dans le cas où vous louez un bureau, salon de conférence etc… vous pourrez reconnaître entièrement les dépenses effectués (tant qu’elles ont un rapport avec votre activité).
  3. Assurance: assurance invalidité, caisse de retraite, fonds de formation, assurance- vie, assurance habitation, etc…
  4. Frais bancaires.

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